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LoRa entre dans l’ère du satellite

Nouveau tournant pour l’alliance LoRa

Depuis 2015, de nombreuses entreprises rejoignent l’alliance LoRa, l’association visant à développer un réseau ainsi que les objets connectés en LPWAN (Low Power Wide Area Networks) (radio-technologies à longue distance) compatibles. Après Bouygues Telecom, Orange, Archos ou encore Qowisio, c’est au tour de l’opérateur de satellites Inmarsat de faire son entrée dans l’alliance, rejoignant ainsi près de 180 membres.

Cette nouvelle est plutôt encourageante pour le déploiement du LoRa car le satellite représente une voie prometteuse pour atteindre des zones géographiques plus vastes et des appareils difficilement accessibles par des moyens terrestres. Inmarsat pourrait ainsi permettre de couvrir des zones océaniques, des déserts et des espaces aériens, espaces qui ne peuvent à ce jour pas techniquement appartenir au réseau. Les partenariats avec des groupes du monde du satellite ne sont pas rares.
Rappelons cependant que l’opérateur toulousain Sigfox, concurrent direct du LoRa, travaille déjà avec Airbus Defence and Space et Eutelsat.
Si sur le papier tout cela fait envie, il reste encore une inconnue de taille : le tarif de ces communications satellitaires. Les zones les moins couvertes étant souvent les moins riches, on se heurte à la réalité du marché, par exemple en Afrique, où le pouvoir d’achat moyen ne permet pas d’absorber les prix auxquels les communications satellitaires gsm sont actuellement facturées.
Cette opacité des prix est d’ailleurs toujours en cours pour les réseau LoRa de Bouygues et Orange, qui ne divulguent encore aucun tarif.
Entre le LoRa qui n’est pour l’instant viable que dans le cadre de la mise en place d’un réseau privé, le Sigfox dont la couverture limitée et les multiples contraintes techniques restent un frein indéniable, nous restons convaincus chez Atexys que la technologie GSM a encore de beaux jours devant elle, d’autant que les prix des abonnements m2m ont bien diminué et n’ont plus rien à envier à du Sigfox.

Chargement sans fil

La recharge sans fil

La recharge sans fil : l’avenir de la technologie

La portabilité est devenue un critère déterminant dans le choix des consommateurs. Pour s’en convaincre, il suffit d’étudier l’essor des téléphones mobiles, des laptops et tablettes. Pourtant, si ces appareils fonctionnent tous en mode sans fil, l’étape de la recharge reste conditionnée à la présence à proximité d’une prise secteur. Une nécessité qui pourrait bien changer.
Les prospectives annoncent que 40% des appareils devraient pouvoir se recharger grâce à une solution sans fil d’ici 2020. Recharger à distance des appareils reste toutefois un défi technologique qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. Diverses méthodes sont à ce jour connues.

Qi, la transmission d’énergie sans fil

Se prononçant « tchi » du chinois « énergie, souffle vital », Qi est un standard pour la transmission d’énergie sans fil développé par le Wireless Power Consortium dont font partie plusieurs entreprises européennes, américaines et asiatiques. C’est le mode de rechargement sans fil le plus couramment utilisé actuellement. Le principe de base repose sur la transmission / réception d’une énergie à distance. Il faut pour cela un transmetteur et un récepteur compatible placé dans l’appareil à recharger. Le chargement se fait ensuite par induction magnétique. Il est toutefois impératif que la distance entre le chargeur et l’appareil ne dépasse pas 40mm.

Le couplage électromagnétique résonant

Autre technique de recharge à distance, la résonance magnétique apparait aussi dans le standard de l’Alliance For Wireless Power et met en jeu des bobines de grandes inductances. Il en résulte un champ électromagnétique plus puissant que celui généré avec la norme Qi, ce qui permet de charger plusieurs appareils en même temps mais aussi d’accroitre la distance critique de charge. Cette technologie a vu le jour en particulier grâce à la participation de la société WiTricity et permet d’optimiser la puissance distribuée à chaque récepteur en autorisant une communication entre chargeur et appareils récepteurs.

La technologie ultrasons

Inventée par la société, la technologie ultrasons permet de déplacer l’appareil pendant sa charge. En pratique, une station alimentée en électricité transforme l’énergie électrique en ultrasons. Le récepteur placé sur l’appareil à recharger effectue quant à lui l’opération inverse. Si la distance entre émetteur / récepteur est plus élevée que pour l’induction, le système reste relativement limité puisqu’il ne traverse pas les murs. Il est toutefois prometteur : 30 brevets ont ainsi été déposés pour cette technologie novatrice. C’est la première fois que des ultrasons sont utilisés pour transmettre de l’énergie.

Quel intérêt pour nos balises GPS ?

Certaines de ces techniques de recharge à distance sont déjà fonctionnelles, mais nécessitent une surface plutôt importante pour pouvoir passer un courant de charge suffisant, notamment pour un produit miniaturisé comme le Super Traceur. En comptant sur les progrès en cours dans cette technologie de recharge, l’avantage résiderait dans le fait de pouvoir sceller les balises sur les véhicules afin de garantir une étanchéité totale du système, et surtout de ne pas avoir de manipulations à faire pour recharger. On pourrait même imaginer des balises se rechargeant via des bornes à distance. Dès lors, plus besoin de se préoccuper du niveau de la batterie. Le système serait entièrement autonome.

L’idée en elle-même est en tout cas prometteuse. Notons que des grandes firmes croient en ce projet. Des rumeurs sur l’Iphone 7 mentionnaient déjà en janvier 2016 que les prochains terminaux de la marque à la pomme seraient proposés avec le chargement sans fil. Il faudra toutefois parvenir à des temps de charge suffisamment rapides et économes en énergie pour amorcer un réel remplacement des chargeurs filaires.

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Le mouse-jacking, le vol de voitures sans effraction

Après le car-jacking et le home-jacking, une nouvelle technique de vol de véhicules fait des ravages. Baptisée « mouse-jacking », cette pratique exploite une des failles majeures des voitures les plus récentes : l’électronique. Zoom sur le nouveau mode opératoire des voleurs.

Le mouse-jacking : qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de la dernière technique à la mode utilisée par les voleurs de voitures haut-de-gamme. Plus besoin de forcer la portière ou de violenter le conducteur. Le mouse-jacking est un procédé « propre ». Et pour cause, il permet à n’importe quel voleur bien renseigné de dérober un véhicule discrètement pour le revendre ensuite au plus offrant. La technique est assez simple sans pour autant être accessible au petit larcin inexpérimenté. Pour préparer le vol, les malfrats doivent d’abord relever le numéro de série inscrit sur le pare-brise du véhicule convoité. C’est cette information qui leur permettra ensuite de commander chez le bon concessionnaire une clé de la voiture, une démarche qui requiert toutefois l’intervention d’un complice. Une fois la clé récupérée, il suffit d’ouvrir le véhicule. Jusque-là, aucune chance donc qu’un potentiel témoin du vol puisse se douter de quelque chose. Ensuite, les voleurs se connectent à l’ordinateur de bord grâce à du matériel informatique dans le but de reconfigurer tout le système électronique. Il reste ensuite à récupérer les papiers du véhicule (qui sont souvent dans la boîte à gants), à changer l’immatriculation, à « maquiller » la voiture et à la revendre. Non dégradé, le véhicule ainsi volé peut rapporter une belle petite somme, d’autant plus que le mouse-jacking implique de s’attaquer à des voitures récentes donc de valeur certaine.

Comment lutter contre le mouse-jacking ?

Selon Le Figaro, 300 voitures sont volées chaque jour dont trois sur quatre grâce à une assistance électronique. Des chiffres plutôt effrayants quand on sait que la plupart des assureurs n’indemnisent pas leurs clients en cas d’effractions non visibles. Investir dans des moyens de protection mécaniques (cannes antivol, sabots de Denver,…) n’apporte aucune garantie de retrouver son véhicule si les voleurs sont déterminés et acharnés. Pour garder l’esprit tranquille, mieux vaut installer un traceur GPS, une balise discrète qui aura le mérite de fournir des renseignements clairs et précis pour localiser sa voiture. Facile à mettre en place, un traceur GPS est une protection efficace et durable contre les conséquences dramatiques que peut avoir un vol. Il offre toutes les chances de récupérer son véhicule avant qu’il ne soit vendu à l’étranger. Le mouse-jacking est une technique qui s’attaque aux voitures récentes. Il parait donc assez cohérent de lutter contre ce phénomène grâce à des appareils modernes aux applications multiples. Notons qu’une balise GPS joue également un rôle indéniable en cas de car-jacking ou de home-jacking. Suivant le modèle du produit, des fonctions supplémentaires viennent s’ajouter à la géolocalisation par satellite, comme la coupure moteur à distance ou le déclenchement d’un micro pour espionner les larcins. Tout est prévu pour cumuler les indices et récupérer son véhicule dans les plus brefs délais.

Si vous êtes victime ou témoin d’un vol, nous vous rappelons que le bien le plus précieux reste votre propre vie. N’intervenez pas directement. Prévenez la police et notez tous les détails qui pourraient faire gagner du temps aux enquêteurs.

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De nouvelles normes GSM pour l’IOT

L’IoT fait évoluer les normes GSM
Tout en déployant son réseau LoRa, Orange continue les travaux de normalisation des futurs réseaux cellulaires 2G et 4G qui devraient être opérationnels en 2017. L’opérateur travaille sur la connectivité multiple pour que tous les réseaux disponibles puissent être potentiellement utilisables par un objet connecté. L’IoT a en effet créé un nouveau besoin qui nécessite l’adaptation des normes actuellement en vigueur.

La norme 2G EC-GSM

Orange et Ericsson ont décidé ensemble de tester d’ici la fin de l’année plusieurs fonctions destinées à moderniser les réseaux 2G et 4G afin qu’ils répondent aux enjeux de l’Internet des Objets. Parmi ces fonctions se trouvent l’EC-GSM (Enhanced Coverage GSM). Tout comme le réseau LoRa, l’objectif est d’étendre la couverture du réseau 2G à des espaces comme les sous-sols. Le standard EC devrait pouvoir être opérationnel d’ici la fin de l’année 2016. Les premiers objets connectés compatibles avec cette norme devraient quant à eux apparaitre d’ici 2017-2018.

Le 4G LTE

Orange et Ericsson travaillent également sur le 4G LTE catégorie 0 et le PSM (Power Saving Mode), les deux devant théoriquement être opérationnels en 2017. Ces modes ont pour objectif d’améliorer l’autonomie des objets connectés en minimisant la consommation électrique. C’est Sequans qui fournira le module de test. Actuellement, une première phase en laboratoire est menée. Elle a commencé le 23 novembre et devrait s’achever le 4 décembre prochain. Ensuite, une phase de test en région parisienne, sur le réseau d’Orange, sera lancée du 7 au 18 décembre. La nouvelle norme est déjà en cours d’élaboration par l’organisme de normalisation 3GPP. La technologie radio à bande étroite visant l’IoT sera standardisée sous le nom de NB-IoT (Narrow Band Internet of Things). Outre l’intégration des fonctions d’économie d’énergie, elle devrait également prendre en compte entre autres une très bonne couverture à l’intérieur des bâtiments et un coût de connectivité faible. Le réseau LoRa répond déjà à ces exigences.

La 5G

A l’horizon 2020-2022, c’est la 5G qui définira les standards de l’IoT. Comme l’explique le Directeur de la Stratégie France d’Ericsson, Viktor Arvidsson, « la 5G, c’est la multiplicité de la connectivité, alors que la 4G était plus limitée à la data et à l’Internet mobile ». Le débit annoncé pour le moment atteint 10 gigabits par seconde. Les réseaux 5G devraient donc se montrer plus rapides, moins gournmands en énergie, mais aussi plus intelligents. Les normes standards liées au 5G devraient viser l’unification de l’architecture des réseaux de communication pour une connexion homogène. En effet, le futur sera marqué par la naissance de villes intelligentes et la présence d’une grande diversité de modes de communication (Bluetooth, UWB,…) devrait, selon le chercheur Zhiguo Ding, poser problème.

Ces nouvelles normes impacteront directement la conception des futurs traceurs gps. En effet, elles devraient permettre d’accroître l’autonomie des GPS grâce à une connexion sur des réseaux peu gourmands en énergie. D’autre part, il est bien évident qu’une amélioration de ces réseaux aura une influence positive sur le fonctionnement des trackers, les zones difficiles (caves, sous-sol, tunnels,…) pouvant bénéficier des avancées technologiques de la norme 2G EC-GSM par exemple.

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Le point sur le réseau LoRa : la bataille Orange-Bouygues… et les autres

Orange lance son kit de connectivité LoRa

En mars, Bouygues Telecom avait annoncé le déploiement du premier réseau LoRa suivi, six mois plus tard, par l’opérateur Orange. Tous les deux semblent décidés à mettre le paquet pour proposer rapidement une couverture convenable. Depuis quelques semaines, Orange poursuit sa conquête du marché de l’Internet des Objets en proposant un kit de connectivité LoRa destiné aux start-ups et industriels qui souhaiteraient développer un objet autour du Lora.

Le kit de connectivité LoRa

En novembre, Orange a lancé son kit de connectivité LoRa (pour ‘Longue Range’ ou ‘longue portée’ en français) destiné aux start-ups et aux industriels partenaires de l’opérateur. Ce kit clé-en-main permet de développer et de prototyper les objets connectés en LPWAN (Low Power Wide Area Networks) (radio-technologies à longue distance) sur le futur réseau LoRa. Disponible sur le site d’Orange Partner, il peut à ce jour être utilisé sur les réseaux expérimentaux LoRa d’Orange, à savoir à Grenoble et sur deux sites de la région parisienne.

En quoi consiste ce nouveau réseau ?

Le réseau LoRa concerne les objets connectés. Il s’agit en réalité d’une technologie de modulation permettant de réduire les coûts et la consommation électrique des appareils s’y connectant. De ce fait, ces derniers seraient dotés d’une autonomie sur batterie plus grande (de l’ordre d’une dizaine d’années), un atout indéniable pour des traceurs par exemple.

Contrairement aux réseaux de type 3G ou 4G qui se basent sur un protocole IP, LoRa utilise un tout nouveau protocole appelé LoRaWAN. Il permet de paramétrer le cycle émission / réception (continu, discontinu) et donc de jouer sur la consommation en énergie (un cycle continu étant bien plus énergivore qu’un cycle discontinu). LoRa est un réseau longue portée à débit compris entre 0,3 et 50 kbps, soit un débit plus faible que le 2G. Les signaux sont capables de traverser des bâtiments mais aussi d’atteindre des pièces en profondeur comme les caves et sous-sols. Cette caractéristique est intéressante pour localiser des objets de valeur gardés dans des zones difficiles d’accès.

Contrairement à son concurrent Sigfox, LoRa est un réseau ouvert. Toute entreprise peut donc créer son propre réseau LoRa pour l’exploiter. Il faudra pour cela se munir d’une antenne reliée à Internet (par Wi-Fi, câble Ethernet, 3G,…) avec une station de base émettant en France sur la bande 868 MHz. Les objets connectés devront quant à eux être équipés d’une puce LoRa qui leur permettra de recevoir le signal de l’antenne.

Concrètement, le réseau LoRa pourrait être utilisé pour une multitude d’applications dont la localisation par triangulation de véhicules, le suivi de l’état des équipements, la gestion de l’éclairage public ou encore la traçabilité de flotte.

Chez Atexys, nous mettons actuellement au point un traceur GPS doté d’un module LoRa. Il ne remplacera pas le module GSM actuel mais viendra le compléter. Ce nouveau produit renfermera donc un concentré de technologies qui permettra de bénéficier des avantages de chaque réseau. Les performances de ce nouveau traceur n’en seront que meilleures.

Les divers acteurs du déploiement du réseau LoRa

Plusieurs entreprises ont rejoint l’association LoRa Alliance. En France, on y retrouve Bouygues Telecom, un opérateur particulièrement engagé dans le déploiement de son réseau LoRa qu’il a lancé en juin dernier. Orange a quant à lui prévu de lancer le sien début 2016. Côté français toujours, Archos s’est déjà bien investi également, tout comme Qowisio, une start-up angevine membre de LoRa Alliance depuis octobre.

Le réseau LoRa présente un intérêt stratégique certain, y compris dans le domaine de la géolocalisation où des traceurs fonctionnant sur plusieurs réseaux complémentaires vont pouvoir voir le jour. On estime à 50 milliards le nombre d’objets connectés à l’échelle mondiale d’ici 2020. Même si les bénéfices ne sont pas encore gigantesques, les opérateurs y voient un marché à ne pas négliger.

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IIF: une nouvelle génération de satellites GPS pour l’US Air Force

Moderniser le GPS : la mission du block GPS IIF

Le 31 Octobre, le lanceur américain Atlas V a envoyé en orbite le satellite baptisé GPS IIF-11, une bonne occasion pour rebondir sur les projets de géopositionnement des Etats-Unis.

Le GPS IIF-11 est en réalité le 11ème satellite à être envoyé dans l’espace sur les 12 prévus par l’U-S Air Force. Il a été envoyé au Cape Canaveral Air Force Station en Floride à la fin du mois d’octobre. Le dernier de la série, le GPS IIF-12 devrait quant à lui rejoindre sa constellation cible en février 2016. L’ensemble de ces satellites, communément appelé dans le jargon spatial ‘GPS Block IIF’ intervient dans un contexte de modernisation du système de géolocalisation américain. Conçus par Boeing, les GPS IIF représentent la nouvelle génération de satellites GPS et sont lancés depuis mai 2010. Il n’aura donc fallu que six ans aux USA pour mettre en place la nouvelle constellation de satellites.

Plus précis car plus récents, ces satellites permettent d’améliorer la sécurité du système de navigation tout en augmentant la puissance du signal pour des applications dans le domaine civil. Les processeurs dont ils sont équipés peuvent aussi être reprogrammés via la réception de mise à jour de logiciels. Plus clairement, cela signifie que le système de positionnement pourra continuellement bénéficier d’améliorations, y compris après mise en orbite des satellites. D’autre part, à des fins militaires cette fois, le signal ‘M-code’ a été davantage sécurisé notamment afin de lutter contre les brouillages GPS, dont les conséquences peuvent s’avérer dramatiques dans l’armée. Enfin, le block GPS IIF est aussi doté d’un nouveau signal civil ‘L-5’ (réglé à la fréquence de 1176.45 MHz) qui, une fois opérationnel, sera utilisé pour les situations d’urgence. D’après les spécifications techniques (disponibles sur le site de Boeing), ces satellites pèsent chacun 1,633 kg (3,600 lbs) et mesurent 251 cm x 206 cm x 180 cm. Avec une poussée au décollage variant suivant la version de 383 à 985 t, le lanceur Atlas V n’a jusqu’à maintenant montré aucune difficulté pour envoyer ces GPS IIF dans l’espace.

Des satellites pour assurer l’intérim

Il est important de garder à l’esprit l’enjeu d’un système de navigation à la pointe de la technologie. Les progrès apportés par Galileo, l’équivalent européen du GPS, n’ont fait qu’accroitre les ambitions des concurrents qui, eux aussi, cherchent à fournir des positions les plus précises possibles. Si l’on se rapporte aux améliorations technologiques apportées par les satellites Galileo, il convient de rappeler que ces appareils ont été récemment conçus, c’est-à-dire qu’ils ont pu embarquer avec eux le meilleur des technologies et notamment des horloges atomiques de meilleures précisions. Le GPS, tout comme le Glonass des russes, date de la guerre froide, ce qui suffit à expliquer les investissements américains dans le lancement de nouveaux satellites. Il faudra néanmoins bien comprendre que la course au meilleur système de positionnement est loin d’être terminée car, si les Etats-Unis envoient depuis plusieurs années des satellites GPS-IIF, ces appareils ne sont en réalité que des intérimaires conçus pour une durée de fonctionnement de 12 ans. Leur rôle est simple tout en étant crucial : garder le GPS Navstar opérationnel jusqu’à l’arrivée du GPS Block IIIA, la prochaine génération de satellites dont les performances seront assurément encore bien meilleures.

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Deep-R : une technologie GPS révolutionnaire

Un nouveau brevet visant à révolutionner les performances des récepteurs GPS vient d’être déposé par l’entreprise canadienne Baseband Technologies Inc.

Son fondateur et CEO, Francis Yuen, ainsi que Zhe Liu, expert en Radionavigation GNSS, ont mené plusieurs études afin de développer une nouvelle technologie de récepteurs GPS. Les travaux ont porté leurs fruits en conduisant à la naissance de « Deep-R ».

En quoi cette technologie est-elle une petite révolution ?

Les récepteurs GPS conventionnels utilisent un processeur de bande de base, généralement une puce. Selon les propres propos de Francis Yuen, « Le problème avec les technologies actuelles des récepteurs GPS est qu’ils ont besoin de plus de 60 secondes pour acquérir une position fixe ». Le remplacement d’une puce par un logiciel fonctionnant sur un ordinateur ou un processeur intégré (ARM9, XScale,…) réduit le temps d’acquisition du signal à 1-2 secondes, contre 60 habituellement. Le prix du composant s’avère également plus faible, ce qui a un impact évident sur le coût de l’appareil pour le consommateur.

D’autre part, l’utilisateur bénéficie des dernières mises à jour du logiciel. Le récepteur GPS peut de ce fait constamment évoluer pour tenir compte des améliorations disponibles, ce qui n’est pas possible avec un processeur de bande de base.

Toutefois, les technologies de récepteur GPS basées sur logiciel souffrent d’un inconvénient majeur : elles ont besoin d’un processeur et de ressources mémoires importants pour s’exécuter.

La technologie Deep-R a été spécialement pensée pour effacer ces problèmes en permettant la naissance d’un récepteur GPS nouvelle génération capable de fournir un niveau de précision plus élevé et de réduire sensiblement le temps d’acquisition du signal GPS tout en étant moins gourmand en ressources (mémoire, consommation énergétique).

Au bilan, seul 100 ms sont nécessaires pour calculer le trio position, vitesse, temps, contre en moyenne 60 secondes avec un récepteur classique. L’avantage direct est un énorme gain de consommation, et donc d’autonomie.

La consommation instantanée est en revanche plus élevée qu’avec un récepteur classique : 310 mAh contre 30mAh, ce qui nécessitera d’utiliser des batteries avec une assez forte capacité de décharge instantanée (LiPo ou LiIon).

Comment fonctionne la technologie Deep-R ?

La puce GPS contenue dans les récepteurs conventionnels est remplacée par un circuit intégré radiofréquence (RFIC) (de faible coût) et un algorithme de traitement de signaux qui fonctionne sur le microprocesseur du système hôte. Le rôle du RFIC consiste à extraire, convertir en une fréquence plus basse et démoduler les signaux GPS, ainsi qu’à générer des formats I/Q digitaux. Les récepteurs GPS classiques utilisant un logiciel font l’acquisition de tous les satellites visibles, suivent ensuite le signal GPS, suppriment le code C/A et l’onde porteuse pour ne récupérer que les bits de données de navigation qu’ils décodent. D’autres informations sont aussi collectées comme les données d’éphéméride (qui permettront de déterminer la position du satellite au moment de la transmission). Mais le calcul de la position, de la vitesse et du temps nécessitent des données de navigation GPS en temps réel, ce qui rend le procédé très lourd et relativement énergivore.

La technologie de récepteur GPS basée sur logiciel Deep-R utilise une autre approche : le suivi et le décodage des informations de navigation sont cette fois effectués en discontinu. Seul un échantillon I/Q de 2ms et des données d’éphéméride actualisées sont nécessaires pour déterminer la position, la vitesse et le temps en seulement 100 ms. Pour obtenir ces données d’éphéméride, des méthodes performantes de compression de data sont utilisées pour que le transfert des informations relatives aux trajectoires orbitales des satellites soit effectué rapidement. Les algorithmes de prédiction de la position des satellites sont disponibles pour 28 jours, contre 10 jours maximum avec un système conventionnel doté du A-GPS. Le récepteur dispose donc constamment d’informations à jour pour effectuer ses calculs.

Avec une acquisition du signal plus rapide, un coût peu élevé et une consommation faible, la technologie Deep-R est parfaitement adaptée aux besoins du marché des objets connectés travaillant avec le gps. Pour l’heure, nous n’avons pas d’info sur la taille de ce système, mais nous pouvons raisonnablement espérer qu’un jour cette technologie pourra être intégrée dans nos traceurs GPS.

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Galileo : un nouveau lancement prévu pour décembre

Le déploiement de Galileo, concurrent direct du GPS américain et du Glonass russe, s’accélère. Après celui de septembre, un nouveau lancement est déjà prévu pour la fin d’année.

Tenir le programme de lancement : un réel défi pour l’Union Européenne
On savait le projet important. Economiquement, l’Union Européenne a en effet déjà dépensé plusieurs milliards d’euros pour que ce nouveau système de géolocalisation 100% européen puisse voir le jour. Et pourtant, des retards sont apparus. En août 2014, le tir effectué par la fusée Soyouz échoue. Au bilan, les satellites 5 et 6 sont envoyés, certes, mais sur les mauvaises orbites. L’histoire s’est toutefois bien terminée en corrigeant la trajectoire des satellites afin de les amener sur des orbites compatibles avec Galileo. A l’origine de l’échec : un contact non désirable entre deux tuyauteries, une erreur de conception qui a provoqué le gel du carburant dans l’étage supérieur Fregat de la fusée. Heureusement, le retard semble avoir été rattrapé. Sept mois plus tard, les satellites 7 et 8 sont envoyés avec succès, un constat rappelé par le PDG d’Arianespace qui avait alors déclaré « Je suis ravi (…), de vous dire que Adam et Anastasia sont bien sur l’orbite où ils devaient être ». Avec le récent tir de Soyouz et l’entrée sans encombre des neuvième et dixième satellites dans la constellation dans la nuit du 10 au 11 septembre, on ne s’attendait toutefois pas à d’autres tirs pour cette année.

Galileo suit son calendrier prévisionnel
Pas question de prendre du retard sur ce projet aux retombées économiques astronomiques. L’intensification du déploiement des satellites en est bien la preuve. D’après le calendrier prévisionnel des lancements, la fusée Soyouz devrait une nouvelle fois participer activement à la mise en place du système Galileo en envoyant le 17 décembre prochain deux satellites (les onzième et douzième) pesant chacun 700 kg. Le tir, qui devrait être réalisé depuis le Centre Spatial Guyanais, sera suivi en octobre 2016 par le lancement de 4 satellites en une seule fois par la fusée lourde Ariane 5. D’ici 2016, l’état d’avancement du projet devrait atteindre plus de 50%. Selon les prévisions d’Arianespace et de l’Agence Spatiale Européenne, Soyouz devrait encore lancer deux satellites et Ariane 5 quatre entre 2017 et 2018. Ces deux derniers tirs permettraient alors de se rapprocher fortement des objectifs définis et de garder intact l’espoir d’avoir un système de géolocalisation opérationnel pour 2020.

L’aboutissement de ce projet permettra de faire émerger un système de positionnement plus précis que ceux disponibles actuellement. Au-delà des répercussions économiques qu’il engendrera, de nombreux emplois pourraient également être créés.

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Les balises GPS au rugby

Le GPS et ses essais au rugby

Contrairement aux idées préconçues, les balises GPS n’ont pas pour seule vocation d’être accrochées sur un véhicule pour le pister. Elles peuvent avoir bien plus d’utilités qu’on ne le pense.

Ainsi, à l’occasion de la coupe du monde de rugby, de nombreux magazines et journaux ont fait état d’une application intéressante des technologies de géolocalisation dans le sport.

En effet, des balises GPS appelées « SensorEveryWhere » ont littéralement été exposées devant les projecteurs. Si les essais sur les joueurs français datent déjà de 2011, le boîtier GPS n’était porté que lors des entraînements. Ce n’est que cette année, à l’occasion du match France / Italie du tournoi des six nations, que l’appareil a fait son entrée officielle sur terrain. Certains parlent de surveillance, d’autres d’amélioration des performances. Dans tous les cas, la balise sert à enregistrer en temps réel tout un tas d’informations propres à chaque joueur (distance parcourue, vitesse de course, accélération,…). Des fonctions spéciales permettent également d’enregistrer les chocs subis et la fréquence cardiaque. Pour certains médecins, ce système représenterait une aide pour prévenir les blessures et s’assurer de la santé des joueurs pendant un match. En pratique, le boitier contient des capteurs qui communiquent avec plusieurs satellites placés en orbite et qui relèvent la position du joueur à 30 cm près. Il comprend également des accéléromètres, une centrale inertielle et un cardiofréquencemètre afin de pouvoir calculer l’accélération du rugbyman et son rythme cardiaque. L’ensemble des données sont envoyées sur les ordinateurs du staff pour un suivi en temps réel. Elles servent aussi à l’analyse du déroulement du match après la rencontre.

Des balises GPS au quotidien

En dehors des besoins sportifs, les balises GPS s’avèrent particulièrement utiles pour accompagner les personnes atteintes d’Alzheimer. La géolocalisation permet notamment aux proches de retrouver facilement le porteur du traceur. A noter également que la balise peut envoyer un signal d’alerte lorsqu’elle émet en dehors du périmètre autorisé. Dans un tout autre domaine encore, le système GPS peut aussi s’intégrer sur des balises équipées d’un détecteur de verticalité. En cas d’accident, la (ou les) personne(s) à prévenir reçoivent un SMS (voire un appel vocal) indiquant la position GPS du travailleur. Le dispositif se montre efficace en réitérant l’opération jusqu’à obtention d’une confirmation de réception du SMS ou de l’appel. Cette précaution vise en particulier à assurer la réelle prise en charge du salarié. De tels appareils permettent aux employeurs disposant de travailleurs isolés exerçant seuls leur activité de se mettre en conformité avec l’article R 237-10 du code du travail, qui les oblige à mettre à disposition de ces salariés les moyens nécessaires pour qu’ils puissent rapidement recevoir de l’aide en cas de problème.

Les traceurs GPS trouvent donc leurs applications dans de nombreux domaines. Tous les corps de métiers peuvent être ciblés par ce type de balises, que ce soit pour des raisons de sécurité, de suivi de matériel ou même d’amélioration de performances.

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Des traceurs gps contre le vol

Le traceur GPS, un allié pour retrouver un bien volé
Qu’un objet de valeur soit entreposé dans un garage, un cabanon de jardin ou même sur un parking extérieur, rien ne pourra changer cette constatation : en termes de vol, le risque zéro n’existe pas. Malheureusement, il vous sera bien difficile de remettre la main sur vos biens une fois le larcin commis, même après enquête de Police. Pour éviter de vous trouver dans une telle situation, il existe une solution efficace : le traceur GPS.

Le traceur GPS, un outil fiable pour lutter contre les voleurs

Les techniques utilisées par les voleurs sont assez variées. Du cambriolage classique au home-jacking en passant par le car-jacking, tout est possible. Dans ce contexte, de nouvelles technologies ont vu le jour et permettent aujourd’hui de retrouver des biens volés. Les traceurs GPS antivol pour véhicules (voitures, camions, engins de chantier, bateaux,…) ou pour moto en font partie. Le principe est simple : un petit boîtier est installé discrètement sur le bien à protéger. Grâce au système de localisation GPS, il est alors possible de connaître la position du véhicule jour comme nuit avec une précision de 10 m. La localisation est reçue par SMS ou directement sur un site internet, et visualisable sur son téléphone portable ou sur un pc. Les traceurs les plus élaborés sont munis d’une batterie de secours interne qui permet de garder le système de géolocalisation actif, même si la batterie du véhicule est débranchée. L’appareil conserve de ce fait une autonomie de plusieurs heures, ce qui laisse suffisamment de temps pour retrouver le bien volé. Pour les objets ne disposant pas de batterie, des traceurs miniatures ayant leur propre alimentation existent, avec des autonomies jusqu’à 10 ans suivant le modèle.

Une technologie qui a fait ses preuves

Il ne faut pas chercher bien loin pour avoir une idée des performances atteintes par ce type de traceurs, l’actualité suffisant à démontrer les exploits sur le terrain de ce que certains appelleront des « gadgets ». Cet été par exemple, un habitant de l’Ain a pu juger de l’intérêt de son investissement en récupérant sa voiture, volée dans la nuit (article sur 20 minutes). En sachant que la plupart des véhicules ne sont jamais retrouvés, partant parfois dans des pays étrangers pour y être revendus, l’installation d’un traceur GPS parait soudainement plus rentable.

Fin septembre, c’est sur un motoculteur que l’appareil finit par faire un miracle (article sur Le Parisien) : il permet ainsi de localiser non seulement l’engin volé mais aussi le groupe de cambrioleurs qui sévissait dans la région depuis un certain temps. Plus tôt dans l’année, un traceur avait déjà permis d’arrêter les voleurs d’un scooter, et ce, en moins de 24 h (article sur Le Parisien). Comme preuve évidente d’efficacité, on ne pourrait pas faire mieux. Ce ne sont là que quelques exemples issus de l’actualité récente, et bien sur tous les objets ou véhicules retrouvés grâce à un traceur gps ne font pas l’objet d’un article de journal.

Il est donc démontré que les traceurs de géolocalisation sont devenus des atouts fiables pour récupérer des biens de valeur. Certains sont même équipés d’une fonction permettant, par simple envoi d’un sms, de couper le moteur voire d’écouter à distance ce qui se passe dans le véhicule. De quoi fournir aux policiers tous les éléments pour faire aboutir des enquêtes…