Galileo

Galileo : 2 nouveaux satellites sur orbite

Galileo, le système de navigation européen

Galileo est un projet européen d’envergure visant à faire cesser toute dépendance de l’Union Européenne en termes de localisation par satellites.

Un nouveau système de positionnement ‘made in Europe’

Depuis le début du projet en 2005, un certain nombre de satellites sont envoyés dans l’espace. Les deux derniers en date ont décollé le soir du 10 septembre à bord de la fusée russe Soyouz pour un voyage de 3 heures et 48 minutes au terme duquel ils ont été placés en orbite. Ils correspondent en réalité aux neuxième et dixième satellite d’un projet visant à créer un nouveau système de positionnement européen appelé Galileo. Au total, 30 satellites devraient être lancés d’ici 2020 (27 en fonctionnement, 3 en réserve). Leur nombre et leur répartition dans l’espace (sur 3 orbites circulaires différents) permettront de conserver la qualité du système, même en cas de perte d’un satellite. Actuellement, le monopole de la géolocalisation par satellites est détenu par les américains avec le GPS (« Global Positioning System »). Ce système, tout comme le Glonass des russes, a été créé lors de la Guerre froide. Il faisait l’objet d’un projet de recherche de l’armée américaine lancé par le président Richard Nixon dans les années 60. Ce travail consistait à faire graviter en orbite des satellites pouvant émettre des ondes radio UHF, ces ondes étant ensuite captées par des récepteurs GPS. Galileo repose sur ce même principe.

Un projet aux retombées importantes

Si l’enjeu principal est de gagner en indépendance, notamment pour l’utilisation du système dans le domaine militaire, la portée attendue de Galileo n’en est pas moins digne d’intérêt. Il pourrait en effet être la source de création de près de 150 000 postes et entraîner des retombées économiques de près de 90 milliards d’euros. L’Europe profitera également d’un système de géolocalisation plus précis que son homologue américain, un constat qui s’explique en grande partie par la modernité des équipements embarqués dans les satellites. En effet, la position se déduit du calcul du temps de parcours mis par un signal entre quatre satellites émetteurs et le récepteur. Il dépend des horloges atomiques présentes à bord des satellites. Les avancées technologiques ayant permis de les améliorer par rapport à celles utilisées avant les années 2000, le système devient donc globalement plus précis. Enfin, Galileo se démarquera du GPS par l’utilisation de deux fréquences différentes (au lieu d’une), ce qui permettra d’obtenir des données plus fiables, les signaux pouvant être altérés lors de leur traversée de l’ionosphère. Concrètement, ce projet aura des répercussions positives sur les appareils de géolocalisation et en particulier sur les traceurs GPS. En effet, l’utilisation de puces pouvant fonctionner simultanément sur les trois systèmes de géolocalisation disponibles (GPS, Glonass et Galileo) permettra de gagner en précision, d’acquérir plus rapidement une position et de bénéficier d’une couverture à l’échelle mondiale.

Au bilan, le système de navigation Galileo se révèle non seulement être un sérieux concurrent du GPS américain mais aussi un atout majeur pour améliorer la qualité des services de géolocalisation. Il trouvera de ce fait ses applications dans de nombreux domaines (militaire, maritime, routier, aviation,…).

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