Galileo-Soyouz

Galileo : un nouveau lancement prévu pour décembre

Le déploiement de Galileo, concurrent direct du GPS américain et du Glonass russe, s’accélère. Après celui de septembre, un nouveau lancement est déjà prévu pour la fin d’année.

Tenir le programme de lancement : un réel défi pour l’Union Européenne
On savait le projet important. Economiquement, l’Union Européenne a en effet déjà dépensé plusieurs milliards d’euros pour que ce nouveau système de géolocalisation 100% européen puisse voir le jour. Et pourtant, des retards sont apparus. En août 2014, le tir effectué par la fusée Soyouz échoue. Au bilan, les satellites 5 et 6 sont envoyés, certes, mais sur les mauvaises orbites. L’histoire s’est toutefois bien terminée en corrigeant la trajectoire des satellites afin de les amener sur des orbites compatibles avec Galileo. A l’origine de l’échec : un contact non désirable entre deux tuyauteries, une erreur de conception qui a provoqué le gel du carburant dans l’étage supérieur Fregat de la fusée. Heureusement, le retard semble avoir été rattrapé. Sept mois plus tard, les satellites 7 et 8 sont envoyés avec succès, un constat rappelé par le PDG d’Arianespace qui avait alors déclaré « Je suis ravi (…), de vous dire que Adam et Anastasia sont bien sur l’orbite où ils devaient être ». Avec le récent tir de Soyouz et l’entrée sans encombre des neuvième et dixième satellites dans la constellation dans la nuit du 10 au 11 septembre, on ne s’attendait toutefois pas à d’autres tirs pour cette année.

Galileo suit son calendrier prévisionnel
Pas question de prendre du retard sur ce projet aux retombées économiques astronomiques. L’intensification du déploiement des satellites en est bien la preuve. D’après le calendrier prévisionnel des lancements, la fusée Soyouz devrait une nouvelle fois participer activement à la mise en place du système Galileo en envoyant le 17 décembre prochain deux satellites (les onzième et douzième) pesant chacun 700 kg. Le tir, qui devrait être réalisé depuis le Centre Spatial Guyanais, sera suivi en octobre 2016 par le lancement de 4 satellites en une seule fois par la fusée lourde Ariane 5. D’ici 2016, l’état d’avancement du projet devrait atteindre plus de 50%. Selon les prévisions d’Arianespace et de l’Agence Spatiale Européenne, Soyouz devrait encore lancer deux satellites et Ariane 5 quatre entre 2017 et 2018. Ces deux derniers tirs permettraient alors de se rapprocher fortement des objectifs définis et de garder intact l’espoir d’avoir un système de géolocalisation opérationnel pour 2020.

L’aboutissement de ce projet permettra de faire émerger un système de positionnement plus précis que ceux disponibles actuellement. Au-delà des répercussions économiques qu’il engendrera, de nombreux emplois pourraient également être créés.